Tribune collective — Mercredi 8 avril 2026
Celui qui est pourtant le plus vertueux d'un point de vue économique et social.
Ouverte à toutes et tous — citoyens, élus, artisans, entreprises, associations ou acteurs du solaire
+5 000
signataires de bon sens
Bis Repetita. Depuis des mois, les décisions s'enchaînent. Et depuis des mois, elles vont toutes dans le même sens.
Le 2 avril 2026, à Bercy, deux ministres prenaient la parole devant les acteurs de l'énergie pour annoncer la relance des appels d'offres solaires. Souveraineté. Compétitivité. Emploi dans les territoires. Les mots étaient choisis. L'intention affichée : remettre la France sur les rails de sa transition énergétique. Et pourtant…
Le soir même, un projet d'arrêté modifiant l'arrêté tarifaire S21 faisait surface. Il sera examiné par le Conseil Supérieur de l'Énergie le 16 avril prochain, dans quelques jours. Un texte qui, s'il est adopté en l'état, achèvera simplement ce que les précédentes mesures avaient commencé : nous priver toutes et tous du solaire d'intérêt général.
Car oui, sans vouloir vous effrayer : si vous vouliez un jour produire votre propre énergie, sachez que le cadre qui le rend possible est en train d'être démonté.
On ne peut plus le nier, cela devient de plus en plus visible : sans que l'on en justifie la raison profonde, les "petites toitures" sont systématiquement les grandes oubliées tandis que les volumes d'appels d'offres favorisent les mêmes depuis des années Les critères de sélection privilégient donc "les gros projets" au sol… en rabotant au passage les puissances les plus populaires et vertueuses.
Ne nous méprenons pas néanmoins, ces grandes centrales peuvent avoir leur place dans le mix. Personne ne le conteste. Elles apportent du volume, de la puissance, de la compétitivité sur les marchés de gros. Sauf que, quand l'essentiel des mesures favorise systématiquement ce segment, au détriment de tout le reste, cela crée un vrai problème d'équilibre.
La question qu'il faut maintenant se poser est simple : à qui profite réellement cette politique ?
Pas aux citoyens. Pas aux artisans. Pas aux TPE/PME. Pas aux communes.
C'est d'autant plus étonnant quand on sait que les segments de moins de 500 kWc, appelé le "petit solaire", délivrent pourtant une grande valeur sur tout le territoire.
Ces "petites installations", ce sont par exemple, les panneaux sur le toit d'une maison qui permettent à une famille de diviser sa facture et de ne plus subir les cours du marché. C'est l'installation sur le bâtiment d'une PME ou le commerce d'un boulanger qui lui donne de la visibilité sur ses coûts d'énergie pour vingt ans. C'est aussi la survie des exploitations agricoles ou encore le projet d'une commune qui équipe ses écoles et montre à ses habitants que la transition, ce n'est pas un mot creux.
Ce n'est pas tout ! Elles sont de véritables leviers sur tout le territoire pour que chacun prenne part à l'électrification robuste et souveraine. Elles structurent le réseau local en prenant leur part et génèrent des recettes conséquentes depuis un gisement de toitures déjà bâties. Faut-il ainsi rappeler que le "petit solaire" est celui des compteurs qui tournent dans le bon sens ?
Lisez ces lignes une deuxième fois. Mesurez ce qu'elles signifient pour une famille qui vient de songer à s'équiper. Pour un entrepreneur qui vient d'investir dans un véhicule électrique pour ses trois salariés. Pour une collectivité qui avait prévu d'équiper son gymnase ou son parc social. Pour tous les commerces de village dont les projets tiennent sur des équilibres financiers devenus impossibles face aux factures d'électricité.
Ce solaire-là, c'est aussi celui qui produit là où l'on consomme. Il raccourcit les distances entre la source et l'usage. Il soulage le réseau au lieu de le surcharger. Il tire le stockage, il pousse les batteries domestiques, il rend l'autoconsommation possible et rentable. C'est celui pour lequel l'argument du coût ne tient plus : il se finance seul, il investit dans le réseau et il génère des recettes fiscales et sociales pour l'État.
Parlons emploi, justement. C'est aussi le segment qui fait vivre des milliers d'entreprises locales, qui forme des apprentis, qui maintient les standards de nos métiers, qui irrigue l'économie des territoires. Ces petites installations portent plus de 80 % de la masse salariale de la filière solaire : cela veut aussi dire que quatre emplois sur cinq dans le solaire français dépendent des petites et moyennes installations. Ces gens-là travaillent dans des TPE et des PME. Des boîtes de 3, de 8, de 15, de 40 salariés. Implantées dans des villes moyennes, des zones rurales, des quartiers périurbains. Des entreprises qui paient leurs impôts localement, qui forment des apprentis, qui font tourner l'économie de leur bassin de vie a contrario des grands chantiers qui mobilisent des équipes réduites, souvent sous-traitées, souvent délocalisées, pour des missions courtes.
Nous sommes d'accord pour sortir des subventions, là n'est pas le problème. Le solaire entre en phase de maturité. Le deal est massivement accepté par les acteurs de la filière qui prennent actuellement le virage d'une énergie autoportante.
Mais sortir des modèles subventionnés, cela veut nécessairement dire laisser émerger les modèles qui fonctionnent sans elles. L'autoconsommation sous toutes ses formes. Le stockage. Les communautés énergétiques. La vente de proximité. Les nouveaux acheteurs. Ce sont ces modèles-là qui rendront le solaire autonome.
Or le corpus de textes réglementaires en discussions ou en vigueur étouffe les alternatives. Il retire l'échafaudage et scie les fondations d'une filière vers une concentration bien gardée du marché pour les seuls capitaux internationaux qui pourront encore répondre aux appels d'offres, et cela commence à se voir. On propose à une filière d'apprendre à rouler toute seule, mais en même temps qu'on lui enlève les petites roues, on lui met aussi des bâtons dans les roues.
Car oui, si on souhaitait gommer ces "petits", on ne s'y prendrait pas autrement. Après une année rythmée régulièrement d'annonces réglementaires hors sol, un quart de ces entreprises malmenées envisage de licencier. Certaines ont déjà commencé. Des restructurations ont été annoncées. Des carnets de commandes se vident et des industriels voyant leurs noms souvent nommés comme fiertés industrielles françaises présentes ou à venir, se voient en réalité utilisés et/ou dupés…
Il ne nous reste plus qu'à nous poser une dernière question : existent-ils encore des terreaux fertiles au "solaire de bon sens" dans les instances où les décisions se prennent ? Celle-ci semble légitime tant les solutions sociales, les compétences locales, la formation, l'ancrage territorial, semblent être si facilement balayés au profit de quelques intérêts privés.
NOUS, citoyens engagés, élus, scientifiques, nous montrons notre incompréhension et demandons de la considération.
NOUS, professionnels de la filière, installateurs, distributeurs, développeurs, professionnels de l'emploi, de la maintenance, ingénieurs, dirigeants et salariés — sans distinction de taille ou de chiffres — nous nous réunissons pour faire entendre notre sidération alors que nous avons toutes les solutions en mains pour l'intérêt général.
NOUS, associations, fédérations, instances syndicales, structures de toutes tailles et de toutes typologies.
Sans demander ni aides, ni avis, ni permissions, nous nous réunissons afin de vous avertir de notre projet collectif : la libération du solaire de bon sens. Nous demandons le droit de produire, d'installer et de consommer notre propre énergie — propre, accessible, locale et citoyenne.
✔️ Que le solaire de proximité soit reconnu comme une composante structurante de la politique énergétique française.
✔️ Le retrait en examen des textes suivants afin d'être retravaillés en concertation :
— Projet d'arrêté : Fin du S21 actuel
— Projet de décret sur l'Autoconsommation Collective transmis par la DGEC
✔️ Que toute modification du cadre soit précédée d'une concertation réelle avec ceux qui installent, forment, emploient et innovent sur le terrain.
✔️ La création d'un indicateur de l'emploi (ETP impactés) devant apparaître clairement dans chaque présentation de texte réglementaire.
Signons. Partageons. Faisons circuler l'info. Parce que le solaire de bon sens — celui qui protège, qui emploie, qui ancre la transition dans chaque recoin de ce pays — ne doit plus disparaître.
Pas cette fois.
Cette tribune est ouverte à toutes les personnes et organisations qui partagent ces constats.
Si vous signez la pétition, vous pouvez apparaître ici.
Partagez, faites signer, imprimez. Chaque voix compte pour défendre le solaire qui emploie, qui protège et qui ancre la transition dans chaque territoire.
Le solaire de proximité, c'est un droit, un rempart et un moteur économique.
Familles, commerçants, agriculteurs, communes : le solaire sur toiture, c'est le pouvoir de produire proprement chez soi. Ce droit est en train d'être vidé de sa substance.
Le solaire en autoconsommation, c'est 20 ans de visibilité sur ses coûts d'énergie. C'est le seul levier concret pour les ménages et les entreprises face à la volatilité des prix de l'électricité.
4 emplois sur 5 dans le solaire français dépendent des petites installations. Ce sont des TPE, des PME, des artisans — dans tous les territoires. Un installateur qui ferme, c'est irréversible.
Ces entreprises paient leurs impôts localement, forment des apprentis, font tourner l'économie de leur bassin de vie. Le solaire de proximité irrigue les territoires au lieu de les survoler.
Trois gestes simples pour amplifier cette tribune.
Copiez ce texte, personnalisez les zones surlignées, collez dans votre IA préférée (Claude, ChatGPT ou Copilot), et publiez le résultat.
Complétez les zones jaunes avec vos informations.
🔁 Si le résultat ne convient pas : "Reformule avec un ton plus personnel" ou "Raccourcis à 150 mots".
Ajoutez à la fin du prompt : "Commence mon post par cette phrase :"
Je pose des panneaux tous les jours. Ce que je lis dans cette tribune, c'est exactement ce que je vis. 4 emplois sur 5 dans le solaire dépendent de gens comme moi...
Je voulais m'équiper en solaire. Mais le cadre qui le rendait possible est en train de disparaître. Cette tribune explique pourquoi — et propose de réagir...
Dans ma commune, le solaire sur les toitures des écoles était un projet concret. Le cadre change, les chiffres ne tiennent plus. Cette tribune dit ce que beaucoup d'élus pensent tout bas...
80 % de la masse salariale solaire repose sur les petites installations. Ce chiffre est dans la tribune. Et ce chiffre devrait faire réfléchir...
+5 000 signataires. Une tribune collective. Ce n'est plus une opinion : c'est un mouvement. Si vous pensez que le solaire de bon sens mérite d'exister, signez...
On forme des techniciens solaires, et le cadre qui leur donne du travail est en train d'être fragilisé. Cette tribune le documente, la pétition permet de réagir...
Quelques gestes simples qui font la différence.
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Le plus important : http://www.defendons-le-solaire.fr — c'est l'action concrète.
Une capture de la tribune ou l'affiche à imprimer. Un post avec image a bien plus de portée.
C'est ce qui booste la visibilité. Un commentaire court suffit : « Signé. À votre tour. »
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